LUTTER ENSEMBLE CONTRE LA PROPAGATION DU MOUSTIQUE TIGRE

Le Moustique Tigre mène sa vie de façon débridée dans votre quartier ? Pour reprendre possession de son jardin, son balcon ou sa terrasse, l’heure est à la concertation entre voisins et à la lutte coordonnée. Rassembler les habitants d’un même quartier autour d’une cause commune ? Mutualiser les compétences et les coûts ? Faire passer la nuisance du Moustique Tigre du supplice saisonnier à la petite gêne qui n’empêche plus de vivre ? C’est ça, une Brigade du Tigre !

Boîte à outils

Pour aller plus loin

FAQ

Tout commence à Toulouse dans le quartier de Rangueil, fin de l’année 2018 : Isabelle et Yvonne, déjà très impliquées dans la vie du quartier, sont excédées par la présence du Moustique tigre. Elles organisent alors des petites réunions d’information, font le point sur les bons gestes pour limiter la présence du moustique et proposent des actions concertées entre voisins, comme l’achat de pièges par exemple. Faisant front contre le moustique tigre, ce collectif, très à propos, se baptise les Brigades du Tigre.

Par la suite, cette initiative a suscité la curiosité et l’intérêt de nombreux habitants, situés dans d’autres localités également envahies par l’animal. Pour permettre à cette action citoyenne de se diffuser, le CPIE s’engage à aider ceux qui le souhaitent dans la démarche de création, en autonomie ou avec un accompagnement suivi, de leur propre Brigade du Tigre. 

Pour en savoir plus sur la Brigade de Rangueil qui a initié le mouvement, vous pouvez consulter leur blog.

https://sites.google.com/view/les-brigades-du-tigre-rangueil/

Il existe déjà des habitants mobilisés à Toulouse et ses environs pour limiter la propagation du moustique tigre. 

Rejoignez les !

Monter une brigade du Tigre, c’est monter un projet ; et pour mieux s’y retrouver, on peut découper un projet en plusieurs étapes.

Si l’on schématise les choses, on peut identifier 3 grandes phases à un projet :

1. Diagnostic : on prend la température et on pose les bases

 
  • On présente le concept de brigade et on mobilise des personnes pour le faire avec nous → on crée un groupe autour d’un but commun.
  • On fait le point sur nos propres connaissances du MT, nos représentations de sa biologie, son écologie, les moyens de lutter contre… et d’identifier ce que l’on ne sait pas, et/ou ce que l’on peut améliorer. C’est une phase de brainstorming qui doit permettre de prendre des décisions.
  • Cette phase doit se terminer par une liste d’actions concrètes, et l’engagement des participants à les mettre en place.

Exemples : faire venir un “expert”, acheter du matériel, faire un sondage dans le quartier, ranger le matériel de jardin…

Un conseil : inutile de voir les choses en grand au début. Commencez avec un petit groupe de gens motivés, proches les uns des autres socialement et spatialement. Dans un premier temps, c’est plus rassurant et plus efficace dans les prises de décision. Dans un second temps, c’est le bouche à oreille qui vous permettra de mobiliser plus de monde, une fois que vous aurez du concret à proposer.

Période conseillée pour réaliser cette phase : avant le début de la saison du moustique, donc entre janvier et mars. Cela peut s’étaler sur plusieurs réunions.

2. Passage à l’acte : on agit concrètement

  • Suite à cette phase de définition de votre brigade, il faut passer au concret. Cela implique des actions individuelles, que chacun s’est engagé ou pas à faire au sein de son foyer, afin de réduire la population de moustique. 

Un conseil : le passage à l’acte doit se décider à la fin de la première réunion et non reporter au risque de procrastiner.

On peut aussi y réaliser des actions plus concertées, comme faire un courrier à la collectivité ou au syndic, prêt de matériel entre voisins, partage de savoirs-faire lors d’ateliers de bricolage, mobiliser de nouveaux voisins, etc. Ca peut être l’occasion de faire des “groupes de travail” au sein des participants, en fonction de ce qui les intéresse et de ce qui a été décidé au départ. La communication peut être un de ces groupes de travail par exemple (voir plus loin).

Période conseillée pour réaliser cette phase : un peu avant le début de la saison du moustique et jusqu’à son terme (de avril à octobre)

3. Approfondissement technique et/ou valorisation via un projet collectif

  • En plus des actions individuelles sur lesquelles chacun fait le choix de se mobiliser, monter avec les participants une opération “coup de projecteur” peut aussi aider à aller plus loin dans la thématique et fédérer le groupe autour d’un projet commun. Cela peut également donner plus de visibilité à la brigade pour les gens qui n’en font pas partie, et donc potentiellement recruter de nouvelles personnes. C’est aussi une manière de mettre en avant le projet et les personnes qui s’y sont investies.

Quelques exemples d’actions collectives qu’il est possible de mettre en place : 

    • Achat mutualisé de matériel (pièges, moustiquaire, ventilateurs…)
    • Visite du quartier (rues, jardins, résidence…) par un expert (CPIE, agent de la collectivité, ARS, EID Méd.)
    • Animation à la fête des voisins (atelier, jeu…)
    • Stand à la kermesse du quartier ou fête du village
    • Ciné-débat ou conférence avec l’asso de quartier ou la mairie

Période conseillée pour réaliser cette phase : avant le départ en vacances de chacun, en juin/début juillet, sinon à la rentrée (septembre).

A noter que cette phase est intéressante, mais pas indispensable à la réussite de votre brigade.

Vous serez amenés à communiquer tout le temps, que ce soit entre les participants de la brigade ou vers l’extérieur, par mail, via de l’affichage, des flyers… Différentes finalités à la clé : mobiliser de nouvelles personnes, valoriser des actions (via articles dans la presse ou page Facebook par exemple), transmettre des infos (compte-rendus de réunions)… A vous de faire les bons choix en fonction de votre groupe de participants.

Outils de communication mis à disposition : 

  • le logo : un format de logo pour toutes les brigades du 31 vous est proposé, personnalisable (vous pouvez donner un nom à votre brigade). Contactez-nous et nous vous le fournirons volontiers, sans frais. A noter qu’il peut aussi être imprimé au format stickers, à coller sur les boîtes aux lettres par exemple : bon moyen de communiquer dans le quartier ou la résidence !
  • le blog des brigades : nous hébergeons un blog sur notre site qui se veut la vitrine des actions de toutes les brigades de notre territoire. 

 

N’hésitez surtout pas à nous envoyer du contenu (texte, photos…) afin que nous puissions l’alimenter pour faire vivre votre brigade parmi les autres. Par ce biais nous pourrons aussi vous positionner sur notre carte des Brigades du Tigre !

L’évaluation d’un projet se fait tout au long de ce dernier, et monter une brigade du tigre ne fait pas exception : 

  • On évalue ses connaissances de départ, ses pratiques, pour déterminer un état initial et proposer des pistes d’amélioration. Vous aurez également besoin d’évaluer au tout début la faisabilité du projet de brigade au travers divers critères (motivation des participants, degré de nuisance du MT, capacité à se réunir et à communiquer…).
  • tout au long du projet, on évalue la bonne marche du projet, avec la fréquentation aux réunions, les retours positifs ou négatifs, la réalisation ou pas des engagements pris lors de la phase de diagnostic… C’est une évaluation qui peut se faire via des outils (émargements, questionnaires…), mais aussi de manière informelle, au jugé. En tout cas, un regard critique tout le long du projet, en se laissant de la marge pour réajuster donnera plus de robustesse et longévité à votre brigade.
  • enfin, faire le bilan de la brigade à la fin de la saison du moustique (mois de novembre), peut être très utile, surtout si l’on souhaite renouveler l’expérience à la saison prochaine.

 

FOIRE AUX QUESTIONS

Notre dispositif d’accompagnement est déjà pris en charge par l’ARS, ce qui permet de ne rien faire débourser aux citoyens mobilisés. Toutefois, le nombre d’accompagnements possibles est limité. Contactez-nous et nous verrons ensemble où nous en sommes.

Non, pas forcément. Certaines opérations (comme louer une salle par exemple ou demander une subvention) peuvent être plus simple quand le collectif d’habitants a un statut défini, mais c’est à voir selon les besoins du groupe.

Non, bien entendu. Vous pouvez mener ce projet de votre propre initiative. Même si c’est le cas, n’hésitez pas à vous faire connaître auprès de nous, nous pourrons si vous le souhaitez vous donner un peu de visibilité !

Si votre initiative vient d’un collectif d’habitants, il n’est pas indispensable de solliciter votre mairie avant que vous en exprimiez le besoin. Commencez par faire le point sur les attentes de chacun dans le groupe. S’il s’agit de vous organiser entre voisins d’un point de vue logistique, votre mairie n’aura qu’un rôle limité. En revanche, si en tant que collectif vous souhaitez porter une réclamation à la mairie concernant la gestion des espaces publics, si vous avez des besoins matériels (location d’une salle, tables, impressions…), ou encore si vous souhaitez attirer l’attention des élus sur ce sujet dans un but militant, alors votre mairie peut être contactée sur le sujet.

Question délicate. La réponse est oui… si les conditions qui ont permis son développement restent les mêmes ! 

Le moustique tigre est maintenant installé chez nous ; son extermination impliquerait des ressources à peine quantifiables, les conséquences économiques et environnementales qui en découleraient ne sont guère enthousiasmantes et la probabilité de succès est très faible. L’idée de revenir à un état initial, un état sans moustique tigre, est donc utopique.

ça ne veut pas dire qu’il faut se décourager, au contraire ! La présence du moustique tigre vient questionner notre adaptabilité et notre rapport au changement. Changement de comportements, changement de modes de vie, d’infrastructures… Il faut garder en tête que l’inaction alimente la nuisance moustique ; le plus tôt on l’acceptera, le plus vite on arrivera à réguler sa population.

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